Ce qu’en dit M. Alex Siéwé

Quand je lisais Cheikh Kemit, grand ‘sabitout’ devant internet, cela avait le don de m’agacer. En plus de sa réputation de sale gosse mal élevé.

Et puis j’ai rencontré Thibault Tsimi. Repentance ou rédemption ?

Seul Allah le sait. Il y’a en lui une forme de dandysme, une mise en scène de lui-même. C’est un esprit libre, un non-conformiste, un spécimen de l’Afro-pop culture, qui veut être à la pointe, branché.

Avec lui tout se fait dans la vitesse, le bordel. Pourquoi un mec qui lit, écrit des poèmes, élève des escargots et réfléchit autant n’aurait pas le droit de sortir le soir avec de jolies filles et des vêtements flamboyants?.

Sa philosophie consiste en quelques préceptes simples, à consigner immédiatement dans un self-help book postmoderne: « il y’a bien plus dangereux que le diable: c’est notre ego. Satan peut aller se rhabiller.

#AnnonciateurDuBienÀVenir  »
Il cultive un faux air rebelle, tout en étant aux manettes de chroniques truculentes et généreuses sur les réseaux sociaux. Ça fait du buzz. Il ne s’est pas trompé d’époque. D’où lui viennent ses tripes froides ? Aucun psy ne lui posera la question, il n’en a pas besoin.

Les Tsimi semblent des gens à l’aise. Mais pas de fortune. Ni de revers de fortune. On dirait que chez eux, on n’hérite rien, on dépense tout. Surtout les mots. Chez Thibault ils ne partent pas toujours en fumée, produisant parfois des slogans qui entreront au Panthéon d’un métier pratiqué avec la foi d’un charbonnier.


Pourtant pas d’empreinte de racines apparentes, malgré un patronyme marqué, pas de ces mots forgeant un sentiment d’appartenance qu’on entend tout en bas ou en haut de l’échelle sociale au Cameroun. Il est devenu le miroir concave des débats de fils de pub… »jamais sa langue dans sacoche » dans un métier aux valeurs en pleine dislocation.

Troublant bonhomme ! 

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Mon premier enfant sur la planète com’

La question de la meilleure manière de d’optimaliser la fonction d’intégration du Cameroun s’est posée à nous et se pose à tous. Que peut-on faire pour faire émerger une image de marque cohérente de notre pays, par ailleurs Afrique en miniature ? Cette question pressante, parfois angoissée, nous l’avons entendue cent fois au Cameroun. Question qui renvoie à toutes sortes de référents :
➢ les haut fonctionnaires de l’État bien sûr, les ambassadeurs, mais tant d’autres aussi, parmi
➢ les journalistes, les ONG, les associations citoyennes, mais question déclinée aussi par ➢ les élus et les responsables administratifs déclinée enfin, au quotidien, par
➢ les citoyens que nous rencontrons et bien sûr, par
➢ les communicateurs d’État. 102 Cet ouvrage poursuivra un double objectif :
Premièrement, celui d’analyser l’image de marque de l’État du Cameroun du point de vue de l’énonciation
Deuxièmement, sur la base d’une analyse approfondie de ce que serait une marque-État, nous proposerons des pistes de réflexion en vue du renforcement de l’image de marque de l’État du Cameroun. Un travail de ce type permet d’identifier les principaux traits d’image associés à l’espace géographique du Cameroun, de déterminer le niveau d’appréciation des infrastructures disponibles et de mesurer l’efficacité des mesures mises en place pour contenter les citoyens. Les résultats seront susceptibles d’intéresser les pouvoirs publics et les partis politiques, dans la mesure où ils donnent des indications très claires sur les leviers possibles à activer dans le cadre d’une stratégie de renforcement de l’image de marque.

Personal Storytelling

Je m’appelle Thibault Marcel TSIMI, on m’appelle communément Cheikh Kemit, je suis planner stratégique.

Accessoirement

–          je donne des cours de création publicitaire, stratégie publicitaire et détermination du budget de campagne  dans quelques instituts universitaires (ISMA, IUC,IUG) …,

–          j’interviens dans une émission- radio spécialisée « On n’achète pas les cerveaux » sur MediAfrique,

–          je publie périodiquement des chroniques dont quelques exemples peuvent être consultées sur mon blog : http://cheikh-kemit.blogspot.com

A mes heures perdues, si tant est que j’en ai, je me laisse aussi aller à l’amusement littéraire et je me fais plaisir d’écrire.

A ce sujet, tout dernièrement je me suis donné en cadeau une publication à compte d’auteur, mes écrits dont je n’ai pas voulus perdre la trace, il s’agit de livres dont nouvelle (si on peut les appeler ainsi) et 1ouvrage spécialisé dans mon métier…et un autre en relecture pour une publication prochaine.

J’ai pour passion mon métier, cela semble un lieu commun de le dire, mais je prends le risque de vous le dire tout simplement parce que c’est vrai, et mon objectif est d’aller aussi loin que possible, dans la pratique comme dans la recherche.

Que vaut la pratique s’il n’y a pas de recherche et que vaut la recherche si on ne peut la mettre en application?

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[Aphorismes politiques] L’exception camerounaise, le génie de la paix.

1- Il faut jeter la politique par les fenêtres.
2- L’émergence : loin des yeux près du cœur.
3- La politique c’est simple comme 1 contre 1 font trois morts.

  1. Entre le changement et la paix, les camerounais préfèrent la paix.
  2. Les camerounais restent sensibles et soumis à la communauté internationale (notamment à l’opinion de la France)
  3. Si PING ou Ouattara étaient camerounais, ils ne se seraient pas présentés aux élections : l’épervier y aurait veillé.
  4. Notre chef est semblable au Roi Hérode, il tue tous les enfants quand il apprend que le messie est né.
  5. Les camerounais aiment les débats et les mots violents, ils sont convaincus qu’ils sont les plus intelligents d’Afrique mais ils n’affrontent l’autorité que par des mots.
  6. Si il y’avait une guerre au Cameroun, les forces de l’ordre et les populations en face à face s’échangeraient seulement des insultes et des vannes sans en venir aux mains.
  7. On ne falsifie plus les résultats au Cameroun, c’est une technologie dépassée.
  8. Il n’y a pas d’électeurs indécis au Cameroun, tous les électeurs sont décidés, sinon on décide à leur place. Là est la clef.
  9. Les « western » ont le pouvoir économique et tiennent à le garder, ils peuvent favoriser une petite menace afin que le régime sollicite leur appui, cet appui restera alors comme une dette et le régime les protègera. [copain-copain]
  10. Les cow boys (éleveurs) du Nord peuvent se fâcher « vrai-vrai » et demander appui aux guerilleros du Sud-Soudan…
  11. Mais le prétexte d’un renversement passe toujours par une élection…les cow boys n’en ont pas la maîtrise
  12. C’est l’argent qui fait la guerre, pas le peuple.
  13. On a discuté du Gabon, de la Côte d’Ivoire et de la France, on a bu à gorge déployée, on a dansé le long de la nuit…pour avoir la gueule de bois au matin des élections.
  14. C’est pourquoi le Cameroun c’est le Cameroun.